Y’en a marre!

Photo by Jose Moreno

Y’en a marre de ces tueries insensĂ©es qui dĂ©fraient rĂ©guliĂšrement la chronique aux États-Unis. Au lieu d’ĂȘtre le phare, nous sommes maintenant la risĂ©e de l’Europe et de toutes les nations civilisĂ©es.

Y’en a plus que marre de ces vieux politicards rouĂ©s qui continuent a garder leur tĂȘte dans le sable pendant que le sang coule. Y’en a ras le bol d’un prĂ©sident immature, bornĂ©, incompĂ©tent, affligĂ© d’une myopie politique sans prĂ©cĂ©dent.

Avec une quantitĂ© phĂ©nomĂ©nale d’individus stockant des armes de guerre, l’AmĂ©rique est devenu un pays extrĂȘmement violent et extrĂȘmement dangereux. Aux États soit disant Unis, il y a plus d’armes que de citoyens. La moindre Ă©tincelle peut mettre le feu Ă  une sĂ©rie de poudriĂšres ne demandant qu’a exploser.

Le problĂšme n’est pas avec les malades mentaux comme le rĂ©pĂšte « ad nauseum » la Maison Blanche. Le problĂšme rĂ©side avec un systĂšme hallucinant qui permet Ă  pratiquement n’importe qui d’acheter une arme de guerre.

Si ces armes étaient impossible (ou difficile) a obtenir, ces malades ne pourraient infliger que comparativement peu de dégùts.

Heureusement, certaines personnes ont vu la lumiĂšre, et ces personnes ce sont les adolescents, les victimes de choix de toutes ces tueries. Ils demandent maintenant justice.

Ce problÚme ne sera pas résolu par un CongrÚs impotent mais par la rue. Toutes les personnes de bonne volonté, devraient faire front commun avec les jeunes, les victimes, les parents, les amis des victimes et faire pression sur des législateurs plus concernés par leur survie, que la sécurité de leurs paroissiens.

Il faut faire honte aux politicards complaisants (comme on a fait honte aux agresseurs sexuels) et les forcer à  prendre une décision irrévocable bannissant a jamais les machines a tuer.

Aux urnes citoyens, formez vos bataillons
Qu’un sang impur abreuve nos sillons ! 

Alain

Ma langue maternelle

Le plaisir de la langue, c’est de pouvoir la parler sans effort.
Pierre Bourgault 

Â ïŁż ïŁżïŁżïŁżïŁżïŁż

Je suis né en France et ma langue maternelle est le français.
C’est une langue que j’affectionne et que j’aurais aimĂ© utiliser plus souvent, mais Ă©voluant au quotidien dans un milieu anglo-saxon cela s’avĂšre assez difficile.
Étant de plus mariĂ© Ă  une slavophone, nous utilisons pour communiquer un langage qui n’est pas notre langue naturelle. C’est une voie pavĂ©e d’écueils, dĂ» au fait que l’équivoque est toujours en embuscade au creux du chemin.

De temps en temps, comme un toxicomane en manque, il me faut parler ou Ă©crire en français. N’ayant d’autre interlocuteur valable que mon chat (qui est assez peu loquace il faut le dire) je me vois obligĂ© (pour apaiser ma fringale) dâ€˜Ă©crire dans ma langue maternelle.
Et c’est la raison pour laquelle vous lisez ceci.

Mais cette langue au fil des annĂ©es est devenue moins amicale que du temps de ma jeunesse. Les mots jadis si faciles ne me viennent plus spontanĂ©ment Ă  l’esprit comme dans mon enfance.

Étant devenu anglophone par nĂ©cessitĂ©, je suis souvent obligĂ© d’avoir recours Ă  un dictionnaire bilingue pour retrouver le mot juste en français.

Et il y a aussi les « faux-amis ». Par exemple le mot français « sensible » se traduit par « raisonnable» en anglais, et le mot « sensitive » signifie « sensible » en français.
TrĂšs facile de commettre une erreur.

Pour bien parler une langue, il faut savoir écouter. Comme le dit un proverbe russe, « En parlant peu, tu entends davantage. »
Pas bĂȘtes ces Russkoffs !

J’aime aussi le français pour ses traits d’esprit. En voici quelques uns que j’ai glanĂ©s rĂ©cemment :

Ah ! si les hommes voulaient s’aider ! Ah ! si les femmes voulaient cĂ©der! FrĂ©deric Dard

On dit d’un accusĂ© qu’il est cuit, quand son avocat n’est pas cru. Pierre DAC.

A part les singes, tous les animaux refusent de faire l’amour face Ă  face. Ils doivent pressentir que le derriĂšre se ride moins vite que le visage. Sim

Mieux vaut ĂȘtre dĂ©vorĂ© par les remords dans la forĂȘt de Forbach qu’ĂȘtre dĂ©vorĂ© par les morbacs dans la forĂȘt de Francfort. Pierre Desproges

Voila, je me sens nettement mieux. C’est fou ce qu’une cure de français (si brĂšve soit-elle) peut faire pour votre santĂ© mentale.
Moi, lorsque je n’ai rien Ă  dire, je veux qu’on le sache !

A bientĂŽt mes biquets!

Alain

 

Islamophobie redux

« La religion est le plus malĂ©fique de tous les virus de l’esprit. » Arthur C. Clarke

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Je viens juste de lire un article publiĂ© par BBC News sur l’interdiction du « burkini » Ă  Cannes.
Nouvelle controverse concernant les musulmans.

Il me vient tout de suite a l’esprit ce vieux vers de « la fable du grillon » par Jean-Pierre Claris de Florian:

« Pour vivre heureux, vivons cachés. »

Autrement dit, pour vivre heureux, n’attirez pas l’attention.

Mais tout d’abord, qu’est ce qu’un burkini ?
Pour ne pas commettre d’erreur, je consulte l’Internet.
J’apprends que :

« Le burquini ou  encore burkini est un vĂȘtement de bain destinĂ© aux femmes musulmanes qui veulent profiter de la plage et de la baignade en conformitĂ© avec leur interprĂ©tation des prĂ©ceptes de l’islam.
Le burquini est un maillot « intĂ©gral », en deux piĂšces, couvrant tout le corps de la tĂȘte aux chevilles. Seuls restent visibles les pieds, les mains et le visage. »

Le problĂšme c’est que cet accoutrement exotique offense les sensibilitĂ©s locales. Il ne viendrait jamais Ă  l’idĂ©e d’une personne sensĂ©e d’entrer dans une mosquĂ©e avec des sabots. Cela blesserait les fidĂšles.
De la mĂȘme façon, le port du burkini offense notre sociĂ©tĂ© laĂŻque.

war on religion

Avant de crier “islamophobie” ne serait-il donc pas plus avisĂ© d’éviter la controverse ?
Pourquoi agiter un torchon rouge devant un taureau qui sommeille?
Pourquoi attiser les flammes ?

Pour moi, aller se baigner en burkini, est aussi ridicule que de prendre un bain en robe de chambre.

J’ai toujours Ă©tĂ© et je suis encore farouchement antireligieux. Je suis catĂ©goriquement contre tout affichage d’accoutrements ou de religieux (ou politiques) en public.

Si quelqu’un a besoin de bĂ©quilles spirituelles et Ă©prouve le besoin de croire en un ĂȘtre suprĂȘme, pourquoi en encombrer les autres?
Pourquoi ce besoin ostentateur de montrer son allégeance, sa soumission a quelle cause que ce soit ?

En vue des exactions sanguinaires commises en grande majoritĂ© par des musulmans, comment ne pas ĂȘtre islamophobe ?
Pourquoi ne voit-on pas de grandes manifestations musulmanes condamnant ces excÚs ?Qui ne dit mot consent.

Bikini, oui. Burkini, NON.

Jusqu’a preuve irrĂ©futable du contraire, athĂ©iste je suis, implacablement hostile Ă  la religion je reste.

Alain