Qui se ressemble, s’assemble ?

Il y a un vieux dicton français qui dit « Qui se ressemble, s’assemble. » mais est-ce bien vrai ?

Il n’y a aucun doute que généralement, les jeunes préfèrent la compagnie de leurs pairs, mais les « vieux » préfèrent-ils s’associer avec leurs semblables ? Et bien, il semble que ce n’est pas toujours le cas. Je me souviens d’un octogénaire qui disait souvent (sans rire) « je n’aime pas jouer avec des vieux. »

Cette personne disait donc, je n’aime pas m’associer avec des personnes âgées. Elles sont ennuyeuses et déprimantes… et surtout, elles sont une réflexion de ce que je suis ou de ce que je serai dans quelques années.
S’associer à des vieux ? « Qui couche avec des chiens se lève avec des puces. »

Dans notre société, il est presque honteux de vieillir, et des sommes pharamineuses sont dépensées régulièrement pour essayer d’enrayer cet affreux processus. L’âge est comme est comme un stock désuet qui perd lentement de sa valeur au fil des années. Il ne faut donc pas vieillir, tout au moins mentalement, et accepter cette évolution stoïquement.

La plupart des gens sont généralement critiques. Toute personne rencontrée au hasard de la vie est jugée… et cette opinion est classée consciemment ou inconsciemment dans un fichier secret. Truc Machin, pas un mauvais gars, mais pas marrant du tout.

Il est vrai cependant que certains « croulants » ne sont pas aussi amusants et dynamiques que les adolescents, mais sont-ils vraiment « ennuyeux comme la pluie ? »

Cela dépend évidemment de chaque individuel, mais les « vieux » sont souvent plus lents et moins porté à la plaisanterie. Tout comme on est conquis par la beauté et le parfum d’une fleur, on est tous attiré par la fraicheur et la joie de vivre des jeunes. Pour beaucoup, s’associer à leurs jeux est souvent comme un bain de jeunesse, une cure de Jouvence.

Cet échange cependant marche dans les deux sens. Pour les personnes âgées, c’est une façon de « rester dans le coup », et pour les jeunes, une occasion de bénéficier de l’expérience des anciens.

Morale de l’histoire : ne vous baricaddez pas dans vos habitudes. Il existe un autre monde au-delà de votre cercle d’amis et de votre famille. Ne manquez jamais de vous associer avec des gens différents. Tout comme dans une alliance commerciale ou militaire, les deux cotés bénéficieront de cette coopération.

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Y’en a marre!

Photo by Jose Moreno

Y’en a marre de ces tueries insensées qui défraient régulièrement la chronique aux États-Unis. Au lieu d’être le phare, nous sommes maintenant la risée de l’Europe et de toutes les nations civilisées.

Y’en a plus que marre de ces vieux politicards roués qui continuent a garder leur tête dans le sable pendant que le sang coule. Y’en a ras le bol d’un président immature, borné, incompétent, affligé d’une myopie politique sans précédent.

Avec une quantité phénoménale d’individus stockant des armes de guerre, l’Amérique est devenu un pays extrêmement violent et extrêmement dangereux. Aux États soit disant Unis, il y a plus d’armes que de citoyens. La moindre étincelle peut mettre le feu à une série de poudrières ne demandant qu’a exploser.

Le problème n’est pas avec les malades mentaux comme le répète « ad nauseum » la Maison Blanche. Le problème réside avec un système hallucinant qui permet à pratiquement n’importe qui d’acheter une arme de guerre.

Si ces armes étaient impossible (ou difficile) a obtenir, ces malades ne pourraient infliger que comparativement peu de dégâts.

Heureusement, certaines personnes ont vu la lumière, et ces personnes ce sont les adolescents, les victimes de choix de toutes ces tueries. Ils demandent maintenant justice.

Ce problème ne sera pas résolu par un Congrès impotent mais par la rue. Toutes les personnes de bonne volonté, devraient faire front commun avec les jeunes, les victimes, les parents, les amis des victimes et faire pression sur des législateurs plus concernés par leur survie, que la sécurité de leurs paroissiens.

Il faut faire honte aux politicards complaisants (comme on a fait honte aux agresseurs sexuels) et les forcer à  prendre une décision irrévocable bannissant a jamais les machines a tuer.

Aux urnes citoyens, formez vos bataillons
Qu’un sang impur abreuve nos sillons ! 

Alain

Ma langue maternelle

Le plaisir de la langue, c’est de pouvoir la parler sans effort.
Pierre Bourgault 

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Je suis né en France et ma langue maternelle est le français.
C’est une langue que j’affectionne et que j’aurais aimé utiliser plus souvent, mais évoluant au quotidien dans un milieu anglo-saxon cela s’avère assez difficile.
Étant de plus marié à une slavophone, nous utilisons pour communiquer un langage qui n’est pas notre langue naturelle. C’est une voie pavée d’écueils, dû au fait que l’équivoque est toujours en embuscade au creux du chemin.

De temps en temps, comme un toxicomane en manque, il me faut parler ou écrire en français. N’ayant d’autre interlocuteur valable que mon chat (qui est assez peu loquace il faut le dire) je me vois obligé (pour apaiser ma fringale) d‘écrire dans ma langue maternelle.
Et c’est la raison pour laquelle vous lisez ceci.

Mais cette langue au fil des années est devenue moins amicale que du temps de ma jeunesse. Les mots jadis si faciles ne me viennent plus spontanément à l’esprit comme dans mon enfance.

Étant devenu anglophone par nécessité, je suis souvent obligé d’avoir recours à un dictionnaire bilingue pour retrouver le mot juste en français.

Et il y a aussi les « faux-amis ». Par exemple le mot français « sensible » se traduit par « raisonnable» en anglais, et le mot « sensitive » signifie « sensible » en français.
Très facile de commettre une erreur.

Pour bien parler une langue, il faut savoir écouter. Comme le dit un proverbe russe, « En parlant peu, tu entends davantage. »
Pas bêtes ces Russkoffs !

J’aime aussi le français pour ses traits d’esprit. En voici quelques uns que j’ai glanés récemment :

Ah ! si les hommes voulaient s’aider ! Ah ! si les femmes voulaient céder! Fréderic Dard

On dit d’un accusé qu’il est cuit, quand son avocat n’est pas cru. Pierre DAC.

A part les singes, tous les animaux refusent de faire l’amour face à face. Ils doivent pressentir que le derrière se ride moins vite que le visage. Sim

Mieux vaut être dévoré par les remords dans la forêt de Forbach qu’être dévoré par les morbacs dans la forêt de Francfort. Pierre Desproges

Voila, je me sens nettement mieux. C’est fou ce qu’une cure de français (si brève soit-elle) peut faire pour votre santé mentale.
Moi, lorsque je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache !

A bientôt mes biquets!

Alain