Wife training

Since time immemorial, one of the great problems facing menfolk has always been the delicate task of wife schooling.
Because like puppies, wives need to be trained.
Many have warned me that it is not an easy undertaking, but experts say that it can be done.

At the beginning of a formalized relationship, wives are close to perfection (or so it seems), but as time goes by, they adopt a more relaxed attitude and their behavior can become erratic, bordering sometimes on the lunatic.

For a man, there is no question that cupboards should remain shut, kitchen counters clean, daily used utensils settled in permanent niches, and bras and panties not lollygagging around the bathroom.
When this fails to happen, it is obvious that corrective action needs to be taken.

Two methods are available: discipline training or rewards training.
I tried to discipline my wife, but it didn’t work.
I spanked her a few times, but she seemed to enjoy it. No good.

A few days ago, I was watching a documentary about Border collie training and I noticed that the handler had a little pouch hooked to his belt.
Each time the puppy did something right, the trainer dug into his pouch and offered him a treat.
The puppy wagged his tail approvingly.

So here is the god-sent solution.

First of all, you need to determine what kind of treat your wife likes.
It could be French pastry, caviar or smoked oysters, but for practical purposes you should pick something solid.
Mine likes chocolate. So chocolate it will be.

Here is the Modus Operandi:
I will fill up the little pouch with chocolate tidbits, and each time she does something right I will feed her a morsel.
I might have to spend a fortune on chocolate, but it is an experiment worth trying.

Animal trainers have been raving about this system for a long time.
I don’t see why this would not work with housewives.

To be continued…

Alain

 

Chasseur d’images

Je suis chasseur d’images.
Je chasse le gros, le petit et l’extrêmement petit.
Je chasse le Yeti, le daim et la libellule.
Mais mes proies favorites sont avant tout les bipèdes, les humains, tous ces figurants de notre grande comédie humaine.

Il n’y a pas besoin de permis pour la chasse aux images. C’est encore un des rares plaisirs qui ne soit pas imposable. Mais pour combien de temps encore ?
En France, en cette période d’austérité, ces bougres de Socialistes  n’hésiteraient pas à fiscaliser ce menu plaisir si ils en avaient l’audace.
Mais je digresse…

Quand l’humeur me prend, je pars à la chasse le nez au vent et la caméra en bandoulière.
Contrairement a la chasse aux animaux (cette horreur) ou a la pêche, il n’y pas de « saison » ou de quota pour un chasseur d’images.
L’on peut chasser a satiété et il n’y a que la fatigue qui mettra fin a une traque.

En campagne, je suis toujours à l’affût du cliché insolite, « candide » comme diraient les Américains. Ce moment privé où les humains mettent bas les masques et dénudent leurs âmes.
Dès qu’ils perçoivent l’intrus cependant, ils se ressaisissent et remettent leurs visages de convenance. L’instant magique est passé et si cliché il y a, il ne reflètera plus qu’un sourire ou une grimace figée. A mettre au panier.

Pour prendre de bonnes photos, il faut appuyer sur la détente avant que la bête ne détecte votre présence. Une seconde d’hésitation et la belle image, comme un daim surpris, disparait.
Pour les sujets anxieux, mieux vaut prendre quatre ou cinq clichés en rapide succession. Comme les balles d’une arme automatique, un cliché fera peut-être mouche et capturera peut-être l’essence du sujet.

Ma battue terminée, je rentre à la maison, j’ouvre ma gibecière et j’examine mon gibier.
Un tri rapide pour éliminer les mauvaises prises et le travail commence.
Chaque cliché est examiné d’un œil critique et évalué.
Tout ce qui n’est pas jugé satisfaisant va au panier
Chaque cliché est ensuite bichonné, retaillé, maquillé.
La perfection n’existe pas, elle se crée.

Le lendemain j’examine a nouveau ma collection a tête reposée et quelques photos qui hier encore me paraissaient acceptables vont encore rejoindre leurs semblables au panier.
Quand je suis satisfait du résultat final, j’épingle mes photos sur un mur électronique et invite les badauds à venir apprécier mes efforts.

Etre chasseur d’images est infiniment plus satisfaisant et éthique qu’être tueur d’animaux sans défense.
Si chasser vous devez, choisissez un appareil photo au lieu d’une machine a tuer, et régalez vous des couleurs infinies de la faune et la flore de votre région.

Alain