Fantaisie française en si mineur

Dans la vie, le courant passe ou ne passe pas… c’est comme ça.

Vous rencontrez quelqu’un, vous échangez quelques mots, une plaisanterie, et vous savez très vite s’il y a contact… si le courant passe…

Cela peut arriver n’importe où. Au bistrot, à la poste, lors d’une conversation téléphonique, dans la rue…
Ce matin je m‘offre un café-crème dans un « coffee shop » local… la grande serveuse noire me dit bonjour et me sourit, on plaisante… le courant passe !

Je me rends ensuite chez Comcast pour essayer de modifier un vieux contrat. L’employé de service lève à peine les yeux, et avant même que je termine d’exposer la raison de ma visite, il me dit « ce n’est pas possible ». Le courant ne passe pas !

Le sourire est un atout majeur dans la panoplie de tout individu. Utilisé à propos, il peut ouvrir plus de portes qu’un serrurier chevronné.

Un sourire coûte moins cher que l’électricité, mais il donne autant de lumière. L’Abbé Pierre

Le courant souvent ne passe quand il y a une différence de milieu social. Le vocabulaire et le maniérisme des deux classes sont trop différents pour paver les nids de poule.

Plus près de chez nous, l’Ogre de la Maison Blanche souvent croasse et menace… Il ne sourit pas;  ça passe mal ! très mal. A crier constamment haro sur le baudet, on perd sa voix et sa crédibilité.

Lorsque vous rencontrez un homme trop las pour vous sourire, offrez-lui le vôtre. 

 N’oubliez pas. Pour que le courant passe, allumez votre sourire !

Pour conclure cette petite fantaisie française en si mineur, permettez-moi de vous offrir un bouquet de sourires odorants, et vous souhaiter un joyeux Noel et une heureuse nouvelle année.

À un de ces quatre… !

Alain

Deux sourires qui se rapprochent finissent par faire un baiser. Victor Hugo

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